La commission euthanasie a reçu 2.655 déclarations d'euthanasie l'année dernière, en hausse de 12,5% par rapport à 2018, annonce-t-elle mardi. Au total, 67,8% des patients étaient âgés de plus de 70 ans et 39,3% avaient plus de 80 ans. Dans la grande majorité des cas (83,1%), le médecin estimait que le décès des patients était prévisible à brève échéance, précise la commission. Les affections à l'origine des euthanasies étaient principalement des tumeurs (cancers) (62,5%), des polypathologies (17,3%), des maladies du système nerveux (8,7%), de l'appareil circulatoire (3,4%), de l'appareil respiratoire (3,2%) et des troubles mentaux et du comportement (1,8%).

Une euthanasie de mineur non émancipé a également été enregistrée en 2019 tandis que 1% des cas concernait des patients inconscients ayant fait une déclaration anticipée.

L'euthanasie s'est déroulée au domicile du patient lors de 43,8% des cas, contre 38,2% à l'hôpital.

La proportion de documents d'enregistrement en français et en néerlandais reste par ailleurs stable, avec 77,3% côté néerlandophone et 22,7% côté francophone.

Ces chiffres concernent les documents d'enregistrement des euthanasies pratiquées entre le 1er janvier et le 31 décembre 2019 examinés par la commission. Celle-ci estime que toutes les déclarations reçues répondaient aux conditions de la loi.