Chaque soir, 350 migrants dorment à la Porte d’Ulysse, un complexe situé à Haren mis à disposition de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés par la Région bruxelloise et la ville de Bruxelles. 

La convention d’occupation précaire de l’aile du bâtiment Blue Star arrivait à échéance le 30 juin dernier. Elle a ensuite été prolongée pour deux mois, puis jusqu’au 30 septembre. Mais c’est le dernier rabiot. Brusafe, la nouvelle école régionale des métiers de la sécurité (pompiers, ambulanciers, agents de sécurité... bruxellois) prendra ses quartiers dans le complexe de Haren le 1er octobre, comme convenu au préalable.

L’espoir, du côté de la Plateforme, était que les autorités bruxelloises trouvent un autre lieu pour héberger les migrants qui transitent par le parc Maximilien.

Il ne s’est pas (encore?) concrétisé; aucune piste de relogement n’est en vue. La dernière nuit à la Porte d’Ulysse est donc programmée le 20 septembre. “On a promis de rendre les clés le 30 septembre. Il nous faut dix jours pour démonter les douches, remettre les lieux en état et déménager. Il n’est pas question pour nous de faire une occupation sauvage”, commente Mehdi Kassou, porte-parole de la Plateforme.

Les réfugiés de la Porte d’Ulysse seront donc de retour aux abords de la gare du nord dès le 21 septembre pour tenter de trouver un toit pour la nuit. “Il y aura de nouveau plus de 500 personnes au parc Maximilien”, calcule M. Kassou. Les 350 hommes qui logeaient à la Porte d’Ulysse et les 150 réfugiés qui sont hébergés chaque soir dans les familles. “On va peut-être pouvoir continuer à en héberger entre 200 et 250 chaque soir, mais la solidarité citoyenne ne permettra pas de trouver une solution pour tout le monde. Et la situation va vite devenir ingérable”, pronostique-t-il.

La Plateforme ne cherchera pas elle-même un nouveau lieu. “Ce n’est pas notre rôle. La Région, via son bras immobilier Citydev, la ville de Bruxelles et le CPAS ont des régies. C’est leur métier. C’est à eux de trouver des solutions”.