Les doutes de ces professionnels concernent surtout les effets à long terme des vaccins à ARN messager. L'enquête, tout à fait confidentielle, a drainé 490 participations, où le profil dominant sont des diplômés de la promotion 1991, dont un peu plus de la moitié exercent en solo, essentiellement en ville, et sont à plus de 90% allopathes, précise la publication.

92% d'entre eux ont donc l'intention de se faire vacciner, parmi lesquels 84% sont absolument assertifs sur la question. "Ce score reflète une évolution dans la réceptivité de la profession au vaccin, si on le compare aux 76% de 'oui probablement' et 'oui certainement' obtenus par une étude internationale conduite en automne 2020 en Belgique, France et Canada", écrit Medi-Sphère.

Parmi les moins de 10% qui ne désirent pas se faire vacciner se trouvent plusieurs femmes enceintes et des généralistes immunisés qui ne se jugent plus prioritaires.

Autre constat de l'enquête: ne pas avoir l'intention de se faire vacciner ne signifie pas qu'on est un généraliste anti-vaccin. Les arguments ne sont ainsi pas nécessairement radicalisés chez les participants qui ont un discours d'hésitation vaccinale (5,5% de l'échantillon). "Ce qu'on remarque surtout, dans le groupe, clairement majoritaire des pro-vaccin, c'est qu'il subsiste énormément de questions, par exemple sur les effets à long terme des vaccins à ARN. Il y a aussi beaucoup d'avis critiques sur la gestion de la crise et le manque d'implication des généralistes dans les décisions."

La quasi-totalité (97,4%) des sondés trouvent d'ailleurs qu'ils ont un rôle à jouer dans la campagne à venir, y compris une partie de ceux qui ne se feront pas inoculer personnellement.

Enfin, presque la moitié des participants, 46%, ont déjà été confrontés (par leurs patients, leurs proches, les médias,...) à des arguments anti-vaccination auxquels ils ne savaient pas répondre.