Plusieurs organisations, parmi lesquelles Avocats.be , la Ligue des droits humains et la Plateforme Citoyenne, citent l'Etat Belge et Fedasil à comparaître pour non-respect de la loi belge et européenne en matière d'accueil des demandeurs d'asile.

Après plusieurs semaines de fermeture, le centre d'accueil Fedasil du Petit-Chateau a ouvert ses portes et l'enregistrement des demandeurs d'asile a pu reprendre avec une procédure électronique. Mais ce nouveau système présente une série de problèmes, selon les ONG. "L’accès à internet et au matériel informatique nécessaire n’est pas évidente pour ce public et il n’est pas possible de s’enregistrer via des téléphones portables ou ordinateurs étrangers. Par ailleurs, le site lui-même n’est disponible qu’en français et néerlandais même si des formulaires traduits sont accessibles sur le site. Enfin, une fois les problèmes logistiques ou techniques dépassés, plusieurs semaines peuvent s’écouler avant que les demandeurs d’asile soient convoqués pour un premier rendez-vous", peut-on lire dans un communiqué commun.

Dans l'attente de leur procédure, des centaines de demandeurs d'asile n'ont pas accès à une place d'accueil et sont contraints de vivre à la rue. Inacceptable pour les organisations, qui déplorent n'entrevoir aucune amélioration depuis plusieurs semaines. "Plus de 700 demandeurs d’asile, dont des familles avec enfants, attendent toujours une place d’accueil. Nous ne pouvons pas accepter que des personnes déjà très vulnérables continuent à être envoyées à la rue et décidons pour cela de poursuivre l’État belge et Fedasil en justice".