Depuis la semaine dernière, des images de plusieurs personnalités flamandes dénudées circulent sur les réseaux sociaux. C'est le cas notamment de Stan Van Samang et Peter Van de Veire, qui font partie des "Bekende Vlamingen" (les flamands célèbres). Stan Van Samang a rapidement annoncé qu'il avait porté plainte ce jeudi après-midi.

Les deux victimes ont chacune réagi à la suite du scandale. Peter Van de Veire a notamment commenté son actualité dans son émission radio sur MNM. "J'aimerais raconter ma part d'histoire…", a-t-il commencé. "Moi et quelques autres célébrités flamandes masculines, nous avons pris des images nues dans la sphère privée. Personne ne sait comment et dans quelles circonstances ces images ont été dévoilées. Imaginez que quelqu'un trouve votre téléphone. Qu'il regarde vos images que vous avez faites pour vous, votre femme, votre mari ou quelqu'un que vous aimez. Cette personne trouve excitant ou fascinant de la partager à d'autres. Soudain, vous devenez la cible perverse du ridicule et de la haine. Imaginez aller au magasin avec votre fils, là où les gens vous reconnaissent et font des gestes obscènes moqueurs."

Un message qui témoigne de la situation dramatique que vit l'animateur radio. Il a également tenu à préciser que ces pratiques sont illégales dans notre pays. "Nous sommes en 2020. Dans ce pays, vous n'êtes pas autorisé à envoyer des images privées sans autorisation. La transmission d'images de sextos sans autorisation entraîne des sanctions. Vous risquez une peine d'emprisonnement de 5 ans."

Avant lui, Stan Van Samang avait déjà porté plainte pour la circulation d'images illicites. Dans un communiqué, le chanteur s'était également dit "désolé pour ses fans". "Je veux prévenir tout le monde et en particulier les jeunes: faites attention aux images intimes de votre téléphone." Pour Het Nieuwsblad, son avocat a également commenté l'affaire: "Il l'a fait une fois, dans une relation de confiance. Cette personne a choisi de violer ce lien de confiance et même de mettre les images en vente. Il a été naïf. Il se pose à présent comme victime et souhaite que la diffusion de ce genre d'images s'arrête", a-t-il expliqué.

En plus de ces 5 ans d'emprisonnement, la personne en question risque une amende de 10.000 euros. Le site satirique de droite 'tscheldt' n'a plus le droit, sur décision du tribunal, de diffuser les photos dénudées des trois BV (Bekende Vlamingen) impliqués. Le tribunal précise qu'il s'agit d'un nouvel article dans le code afin de mieux protéger les victimes de ce que l'on appelle le 'sextage'.