Entre le 20 et le 26 février, 2.394,4 nouvelles contaminations ont été dépistées en moyenne par jour, en hausse de 12% par rapport à la semaine précédente, d'après les chiffres de Sciensano publiés ce mardi. La hausse des nouvelles infections au coronavirus ralentit et, pour le biostatisticien Geert Molenberghs, c'est encourageant. "La semaine dernière, l'augmentation était d'environ 25 %, maintenant nous sommes autour des 12 %. L'augmentation diminue de jour en jour. Nous espérons que ça continuera", a-t-il déclaré auprès de HLN.

Cependant, toute tendance est encore à confirmer dans les prochains jours. "L'évolution de la courbe est moins défavorable qu'elle pourrait l'être, mais cela pourrait aussi être un effet favorable temporaire de la semaine de vacances. Il est toutefois trop tôt pour le dire. La situation sera plus claire dans les prochains jours", a-t-il tempéré.

Dans les provinces du Limbourg et de Liège, une baisse des contaminations a commencé, mais les autres province restent en légère hausse. "Nous sommes maintenant dans la phase où la variante britannique commence à passer à 70 à 80%. La variante sud-africaine circule dans la région côtière, on le voit aussi", a-t-il également précisé.

Pas de troisième vague ?

L'épidémiologiste Yves Coppieters (ULB) a également porté un regard plutôt optimiste sur les chiffres de ce jour. Il a ainsi estimé que tout laissait présager que nous resterions sur le plateau, certes élevé, que nous connaissions depuis plusieurs semaines. Auprès de nos confrères de RTL, il a ainsi postulé que l'on ne faisait peut-être pas face à la troisième vague tant évoquée ce week-end. "La hausse que nous avons connue ces derniers jours s'explique par différents clusters identifiés dans les hôpitaux, rien ne laisse présumer que cela s'est transmis dans la population", a détaillé l'expert sur les ondes de Bel RTL.