"Sur base de quels critères ou quelles études peut-on dire qu'il est nécessaire d'organiser la fermeture des bars à 23h ? Est-ce qu'on a la preuve que les clusters naissent plus facilement dans les bars et est-ce qu'on doit s'attendre à d'autres mesures ?" Cette série de questions a été posée à Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral, à la fin d'une conférence de presse durant laquelle il est revenu sur la situation épidémiologique de la Belgique.

Pour lui, "il est clair qu'en Belgique il y a un certain nombre de clusters qui ont été détectés dans des bars et qui parfois ont conduit à l'infection de nombreuses personnes. L'importance relative de l'infection au niveau des bars est toutefois mal connue dans notre pays. On ne peut, pour le moment, pas savoir la part d'infections qui ont lieu dans des bars et il est donc important d'obtenir des données supplémentaires."

"Même si 'comparaison n'est pas raison', continue le scientifique, dans des pays étrangers des papiers scientifitiques déjà publiés et des rapports récents nous montrent que tant en Asie, en Corée, aux Etats-Unis, au Canada et dans d'autres pays européens, les bars sont un des facteurs qui peuvent jouer un rôle. C'est lié à la mobilité du bar en lui-même, où si on a un verre devant soi, on ne va pas enlever et remettre son masque sans arrêt", explique Yves Van Laethem. 

Enfin, le porte-parole interfédéral a commenté les mesures prises à Bruxelles. "Les bars ne sont pas complètement fermés mais doivent fermer plus tôt, à 23h. La logique de ce raisonnement est qu'après une certaine heure dans un lieu où on boit souvent des boissons alcolisées, il y a une potentielle baisse de la garde et des précautions que nous devons tous prendre." Enfin, il demande aux Bruxellois qui ne peuvent plus se réunir à plus de 10 sur la voie publique, de ne pas le faire en privé.