Cela fait des semaines que les salons de coiffure et de beauté sont obligés de garder porte close. Un véritable désagrément pour la population et une situation très délicate pour tous ces indépendants qui souffrent financièrement. Et pourtant, leur réouverture n'est pas pour demain selon les experts. En effet, début décembre Pedro Facon, commissaire Covid du gouvernement, a adressé une lettre aux experts pour demander la réouverture des salons de coiffure et d’esthétique. Ce à quoi le conseil d'experts (le GEMS) a répondu par une lettre de dix pages, détaillant les raisons pour lesquelles les métiers de contact ne peuvent toujours pas reprendre.

Premièrement, les experts craignent que la réouverture d’un secteur en particulier soit une source de confusion. “Il y a un besoin de clarté et de cohérence dans la politique de crise”, écrivent les experts. Ils craignent également que la reprise des métiers de contact entraîne une augmentation des admissions à l'hôpital. Une situation à laquelle le secteur de la santé belge ne serait pas préparé.

Ensuite, le risque de contamination au sein des salons de coiffure et d'esthétique reste trop élevé. "Les mesures prises par le secteur ne suffisent pas à réduire le risque pour le moment", poursuivent-ils. Finalement, les experts pointent du doigt le fait que les métiers de contact sont plus exposés que les autres au virus. En effet, selon les chiffres de l’Office national de sécurité sociale, les coiffeurs et esthéticien(e)s ont plus souvent été testés positifs que les autres professions. Il en est de même pour les personnes qui se sont rendues dans un salon de coiffure ou d'esthétique, d'autant plus pour les personnes de plus de 60 ans.