Société

Selon l'étude menée par l'université de Louvain et Idewe, le service externe pour la prévention et la protection au travail, 9 % des employés sont cyberharcelés sur leur lieu de travail, rapportent les titres Sudpresse mardi. 

Plus de 1.000 employés belges ont participé récemment à une étude sur le sujet, et il en ressort que 9 % d'entre eux ont fait l'objet d'une forme de cyberharcèlement au moins deux fois par semaine et à une forme "d'intrusion" dans leur sphère privée, au cours des six derniers mois.

"Avec le nombre d'e-mails et de messages que certains patrons reçoivent, il peut arriver que le travailleur se sente ignoré ou exclu volontairement par son employeur, alors que celui-ci n'avait tout simplement pas vu ou pas eu l'occasion de donner suite à son e-mail ou son message. Mais le résultat pour la victime, qui se sent rejetée, est le même", estime le professeur Lode Godderis de l'université de Leuven.

"On peut aussi constater que certains prennent des photos de leurs collègues et les publient, à leur insu, sur les réseaux sociaux ou sur des messageries, en les agrémentant de commentaires ou en les falsifiant avec PhotoShop, de sorte que la victime est humiliée ou rabaissée", insiste Lode Godderis. "Ce type de harcèlement est en augmentation vu l'importance actuelle des réseaux sociaux", estime le professeur. "Et au final, il s'avère que les victimes se sentent plus souvent épuisées mentalement, sont moins impliquées dans l'entreprise et sont insatisfaites". Une situation qui peut tantôt mener au burn-out, tantôt à la démission ou à la réorientation de carrière.

En 2018, on estimait que quelque 150.000 travailleurs étaient en situation de burn-out, relève le quotidien.