Environ 66% des patients étaient âgés de plus de 70 ans, 37,8% avaient plus de 80 ans. L'euthanasie chez les patients de moins de 40 ans se limite à 0,9% du total. La majorité des déclarations était rédigée en néerlandais (75,1%) et concernait des patients âgés de 60 à 89 ans. Dans plus de la moitié des cas (54,2%), les euthanasies ont eu lieu au domicile. Celles pratiquées dans les hôpitaux (30,9%) ainsi que dans les maisons de repos et maisons de repos et de soins (12,3%) ont par contre diminué.

Les affections principales à l'origine des demandes d'euthanasie étaient des cancers (64,2%) ou une combinaison de plusieurs affections (polypathologies) qui n'étaient pas susceptibles de s'améliorer et qui occasionnaient de plus en plus de handicaps sérieux. Le décès des patients était généralement attendu à brève échéance, dans 87,3% des cas, précise la commission.

Les demandes sur la base de troubles mentaux et du comportement (notamment les affections psychiatriques et les troubles cognitifs comme la maladie d'Alzheimer) restent marginales avec 1,8% de l'ensemble des euthanasies.

Moins de 1% des cas concernait des patients inconscients ayant fait une déclaration anticipée et aucune euthanasie de mineur non émancipé n'a par ailleurs été enregistrée en 2020.

Ces chiffres concernent les documents d'enregistrement des euthanasies pratiquées entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2020, examinés par la commission. Celle-ci a estimé que toutes ces déclarations répondaient aux conditions légales et aucune n'a donc été transmise au procureur du Roi.