"Depuis le lancement de Belfi en 2014 jusqu'à la fin 2020, 834 entités sur le ressort de la Cour d'appel de Bruxelles ont été contrôlées lors de 144 opérations. 192 entités (horeca, lieux de prières, etc.) ont été fermées. Ces 834 contrôles ont donné lieu à l'ouverture de 692 dossiers judiciaires et de 1.351 dossiers au niveau des services d'Inspection. En outre, 308 personnes en séjour irrégulier ont été interpellées, 19 ont fait l'objet d'arrestation judiciaire", détaille la police fédérale dans un communiqué de presse. "Par ailleurs, des associations et des sociétés commerciales belges apportaient un soutien logistique et/ou financier aux combattants, et/ou ont joué un rôle dans leur processus de radicalisation", précise la police fédérale.

Le projet "Belfi" est né du constat que de nombreux Belges, principalement des Bruxellois, partis combattre en Syrie pour des groupuscules terroristes, touchaient encore les allocations belges alors qu'ils se trouvaient en zone de guerre.

Le contrôle multidisciplinaire s'est penché tant sur les personnes physiques que morales, comme des ASBL ou sociétés. Il a été coordonné au niveau stratégique par le Procureur général auprès la cour d'appel de Bruxelles et l'Auditeur général du travail auprès de la cour du Travail de Bruxelles. La coordination opérationnelle a été menée par la police judiciaire fédérale de Bruxelles avec la police locale, le parquet fédéral, les quatre parquets et les auditorats du travail, ainsi qu'avec l'Office national de l'Emploi (ONEM), l'Inspection ONSS, le SPF Finances, l'Office des Étrangers, le Contrôle des Lois Sociales, l'Inspection Régionale de l'Emploi, et des partenaires variables, comme l'AFSCA ou les douanes.

Le "Belfi" ne s'est pas cantonné aux affaires en lien avec le terrorisme mais il s'est aussi penché sur le marché de la drogue, des armes et des faux documents. Si bien qu'il a aussi contribué au démantèlement des structures commerciales autour des organisations criminelles dans la capitale.