La Wallonie se trouve ainsi entre les deux autres Régions du pays, note l'Iweps (Institut wallon de l'évaluation, de la prospective et de la statistique): la Flandre compte 8,8% de jeunes NEET et Bruxelles 17,3%. Elle se situe également au-dessus de la moyenne des 28 Etats-membres de l'Union européenne (13,2%). La part de NEET est très faible pour les 15-19 ans et atteint un pic pour les 25-29 ans (22% de cette tranche d'âge). Elle est également plus élevée chez les femmes de 25 à 29 ans et de 30 à 34 ans que chez les hommes du même âge, ce qui peut s'expliquer par un retrait de l'activité à l'arrivée des enfants. - Les diplômés en hausse - Par ailleurs, 10,9% des 18-24 ans wallons avaient quitté l'enseignement avant d'avoir obtenu leur diplôme du secondaire supérieur. La tendance est à la baisse, la Wallonie comptant encore 16,1% de jeunes ayant quitté prématurément l'enseignement en 2002. Les garçons abandonnent plus souvent leur scolarité que les filles, constate l'Iweps. L'institut souligne que l'absence de diplôme du secondaire supérieur entraîne des difficultés à trouver un emploi, le taux d'emploi des jeunes hommes peu qualifiés étant de 30% seulement et de 34% pour les jeunes femmes. La proportion de Wallons ayant un diplôme de l'enseignement secondaire supérieur a doublé en 30 ans, atteignant 69% en 2019. Un tiers des Wallons âgés d'au moins 25 ans ont terminé des études supérieures (université ou haute école) tandis que 13% ne disposent pas de diplôme ou, au maximum, de celui de l'enseignement primaire.