Dans un "question-réponse" du porte-parole de l'ambassade sur le "tapage de certains médias belges" à ce sujet, le poste diplomatique inverse les rôles et affirme que la Chine est victime d'accusations gratuites et de mensonges propagés par Washington.

"Le gouvernement chinois défend fermement la cybersécurité et combat depuis toujours toute forme de cyberattaque et de cybercriminalité", affirme entre autres le texte. "L'Ambassade de Chine en Belgique tient à réitérer que les discours accusant la Chine d'utiliser des 'cybercriminels', des ressortissants ou des établissements chinois d'outre-mer pour espionnage relèvent d'un pur mensonge." Les Etats-Unis sont les fautifs, martèle l'ambassade: eux-mêmes auteurs d'"espionnage de grande envergure", ils nourrissent de "sinistres desseins", voulant "endiguer la Chine" et "entraver son développement" via des "mensonges calomnieux". "Nous soulignons toujours que la Chine ne constitue aucune menace pour la Belgique. (...) Les deux pays ont toujours développé une relation d'amitié et de coopération sur la base du respect, de l'égalité et du bénéfice mutuel", ajoute encore l'ambassade. 

Samedi, le journal Le Soir avait révélé qu'une entreprise belge de la "high tech" faisait partie des cibles de deux présumés pirates informatiques recherchés par le FBI, qui auraient espionné de nombreuses entreprises et associations pour le compte de Pékin durant une dizaine d'années. L'entreprise n'est pas nommément citée dans l'acte d'accusation, mais il s'agit d'une "entreprise belge de fabrication de logiciels" qui a été la cible en mars-avril 2018 d'un vol "d'approximativement 142 gigabytes de documents" sur "de l'imagerie numérique et des algorithmes en lien avec la mécanique des fluides", selon Le Soir.