"Vous êtes Belge ?", demande la journaliste de CBS derrière la porte de la cellule. "Oui", répond le jeune homme. 

Cette scène très brève d’un reportage de la télévision américaine sur les prisons de djihadistes dans le nord de la Syrie n’a pas échappé à Het Laatste Nieuws. Le journal a mis un nom sur cet homme, un Anversois. Il s’agit d’Abdellah Nouamane qui est actuellement détenu dans une prison des Forces démocratiques syriennes, l’alliance arabo-kurde soutenue par les États-Unis.

L’homme a été reconnu par plusieurs sources comme Abdellah Nouamane, un ancien membre anversois du groupe salafiste Shariah4Belgium qui est parti en Syrie en 2013. Il est aussi le fils d’une militante du CD&V qui s’est engagée dans la déradicalisation des jeunes et milite désormais aux côtés de plusieurs victimes des attentats de Bruxelles.

En Syrie, Nouamane avait attiré l’attention des services pour avoir fait une "déclaration de guerre" à la Belgique.

L’homme de 24 ans - connu sous le nom de "Abou Djihad al-Belgiki"- est détenu dans une prison de haute sécurité où s’entassent des centaines de djihadistes capturés ces derniers mois. À deux reprises au moins, des rébellions ont eu lieu dans cette prison, faisant craindre qu’un jour, il y ait une évasion massive.