Les autorités ont récemment annoncé une prolongation des mesures en vigueur jusqu'au 1er mars. Si cela ne signifie pas qu'aucun assouplissement n'est envisageable d'ici-là, cela implique néanmoins que les métiers de contact restent encore à l'arrêt pour le moment. Pourtant, de nombreux indépendants, qui ont de plus en plus de mal à traverser la crise malgré les aides financières de l'Etat, ont fait savoir qu'ils rouvriraient le 1er février malgré l'interdiction. " On doit faire face à quelque chose qu’on ne peut pas contrôler… Ce sont les investissements de notre vie qui y passent ", explique notamment un coiffeur en détresse à nos confrères de Sudinfo.

Mais que risquent toutes ces personnes qui souhaitent braver le confinement ? Si l'on se réfère à la circulaire adressée aux procureurs, le premier constat d'une infraction ira de pair avec une amende de 750 euros pour le propriétaire des lieux et de 250 euros pour toutes les personnes présentes sur place n'ayant pas respecté les mesures. Les recettes engendrées durant cette "ouverture illégale" pourront également être saisies. Dans le cas d'une deuxième infraction, les indépendants pourront même recevoir une convocation à comparaître devant un magistrat.

Braver l'interdiction et reprendre ses activités n'est donc pas sans conséquences pour tous les métiers de contact. Rappelons que, selon les experts, le risque de contamination au sein des salons de coiffure et d'esthétique reste trop élevé. " Les mesures prises par le secteur ne suffisent pas à réduire le risque pour le moment", avait fait savoir le GEMS en décembre dernier. Suite à cette fermeture, de nombreux Belges ont d'ailleurs décidé de traverser les frontières pour se rendre en France , où les coiffeurs restent notamment ouverts au grand désarroi des professionnels belges.