Depuis plusieurs jours, tous les indicateurs sont à la baisse. Ce vendredi, la baisse se poursuit encore du côté des cas (-8%), des hospitalisations (-41%) et des décès (-35%).

Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral, a confirmé cette baisse à l’occasion du point presse organisé par le SPF Santé Publique. “Vous remarquerez que par rapport aux conférences de presses récentes, ce pourcentage est en train de diminuer. Il n’est donc pas impossible que nous soyons en train de nous diriger vers un plateau plutôt que vers une diminution”.

Au niveau régional, la région de Bruxelles compte encore le plus grand nombre de cas, même si ceux-ci diminuent encore. Malgré les chiffres globalement encourageants, plusieurs provinces voient leur nombre de cas augmenter. C’est le cas de la Flandre Occidentale, du Brabant Flamand, du Limbourg et de Liège. “Il faut relativiser les choses, car en chiffres absolus, ceci reste limité à environ 40 nouveaux cas par jour”.


Voyage et retour de zone rouge

De nouvelles données ont été analysées, sur base des “passenger locator form” remplis par les voyageurs en août. Près de 1 400 000 passenger locator form ont été remplis. On sait que près de 376 000 personnes sont revenues de zones oranges, et 65 000 personnes ont déclaré être revenues de zones rouges.

Les zones rouges les plus fréquemment citées sont la Turquie, l’Espagne, la France, la Roumanie et le Maroc. Deux tiers des personnes revenant de zone rouge ont réalisés un test et seuls 2% d’entre eux étaient positifs, soit près de 900 personnes. L'épidémiologiste a tenu à rappeler : "900 personnes au moins, explique-t-il, car un test fait précocement au retour peut être négatif car il y a trop peu de virus".


Pour rappel, il est obligatoire de remplir le passenger locator form si l’on séjourne plus de 48 heures à l’étranger. “Si vous revenez d’une zone rouge, vous allez recevoir automatiquement un SMS qui vous invitera à commencer votre quarantaine”, rappelle Yves Van Laethem. Ce SMS permet également d’aller réaliser un frotti.

De nouveaux systèmes d'évaluation

Un nouveau document qui détaille la nouvelle façon de mesurer la situation épidémiologique et le niveau de risque au niveau national et provincial va être publié.


“Pour définir ce niveau de risque, on va bien sûr faire intervenir plusieurs paramètres qui seront évalués par le groupe d’évaluation du risque.” Il se basera en partie sur l’augmentation du nombre de cas. Plusieurs niveaux d’alarme seront alors établis en fonction.

En fonction du type d'alarme, des actions et mesures spécifiques seront prises. "Elles seront le plus possible prises au niveau local". Des équipes pourront également venir en renfort en cas de cluster ou de forte augmentation de cas, en appui des structures locales permanentes. "Si un niveau plus élevé, auquel nous sommes d'ailleurs, est annoncé", des mesures fédérales viendront se rajouter aux mesures locales. En ce moment, nous sommes à 57 contaminations par jour pour 100 000 habitants, soit plus que le seuil qui définit le niveau 3 d'alarme.


Cependant, puisque la majorité des contaminations ont lieu à Anvers et Bruxelles, c'est le niveau d'alarme 2 qui est reconnu pour l'entièreté du pays. "La Flandre Occidentale est au niveau 1, Anvers est au niveau 3, et la région de Bruxelles-Capitale est encore au niveau 4."

© Capture d'écran
Sur le plan communal, ce suivi est effectué chaque semaine.

Séance de question-réponse :

  • On parle d’un manque de réactifs pour les tests en laboratoires : est-ce vrai ? Et y a-t-il un risque de pénurie ?

"A notre connaissance, il n'y a pas actuellement de pénurie en Belgique". Mais Yves Van Laethem le rappelle : " en fonction de l'évolution de la situation internationale du covid-19, on pourrait avoir certains pays ayant de plus fortes demandes et limitant le nombre de tests disponibles sur le marché."


  • Comment sont déterminés les décès dus à la vague de chaleur ? Sont-ils distingués des décès Covid-19? Ou y a-t-il au contraire des décès dus à la vague de chaleur qui se retrouvent également dans les statistiques Covid ?

"La mortalité liée à la vague de chaleur est essentiellement déterminée par les chiffres de surmortalité. On connait la mortalité moyenne par jour tout au long de l'année, sur les cinq dernières années et on peut voir ainsi voir quelle est la mortalité additionnelle éventuellement présente au jour le jour." Lorsqu'elle correspond à la vague de chaleur, il est donc possible de lier les deux. Pour le covid-19, cela dépendra de ce qui est écrit sur le certificat de décès : "Le médecin va évaluer, avec toutes ses connaissances, si oui ou non il estime que le patient a pour première cause de décès le covid-19, ou si le covid-19 a été un facteur aggravant d'une autre première cause."