Environ 500 personnes ont manifesté dimanche après-midi, place du Trône à Bruxelles. Ils ont dénoncé les plans du gouvernement israélien d'annexer des territoires palestiniens.

La communauté internationale a déjà protesté contre ce plan, mais il est temps de mener des actions plus dures, selon les manifestants. Ces derniers appellent à un boycott d'Israël et à des sanctions internationales contre le pays. Le chef du gouvernement israélien devrait annoncer d'ici le 1er juillet sa stratégie pour traduire dans les faits le plan de Donald Trump pour le Proche-Orient, qui prévoit l'annexion par l'État hébreu de la vallée du Jourdain et de la centaine de colonies juives en Cisjordanie, en plus de la création d'un État palestinien sur un territoire réduit et sans Jérusalem-Est pour capitale. Dans les faits, ce plan revient à annexer jusqu'à 30% de la Cisjordanie occupée.

Une résolution réclamant des sanctions en cas d'annexion a été votée à la Chambre jeudi dernier. Mais, selon les manifestants, il ne faut pas s'arrêter là.

"La colonisation de la Palestine par Israël n'est pas un fait nouveau, elle a commencé en 1948. Les Palestiniens, qui ont été opprimés et pillés par l'occupation et la colonisation israéliennes depuis le début, risquent de perdre une nouvelle partie de leur territoire", relèvent les manifestants. "Nous ne pouvons simplement pas laisser passer cela au regard du droit international. Il est grand temps de mettre fin à cet abus de pouvoir de l'État israélien."

"Nos gouvernements doivent exercer une pression réelle sur Israël", font-ils valoir. "Il doit y avoir un boycott économique, culturel, sportif et universitaire d'Israël. Nous devons cesser tout investissement dans les entreprises israéliennes. Il doit y avoir des sanctions internationales contre le pays."