Le 14 février dernier, Quentin Dujardin avait joué de la guitare dans l'église de Crupet, à Namur, devant quinze personnes. Les concerts étant interdits, ces quelques notes de guitare étaient sa manière de demander un nouveau débat sur les mesures gouvernementales qui obligent le secteur de la culture à rester fermé. Il était aujourd'hui, journée de manifestations pour la culture à travers tout le pays, sur le plateau du JT de la RTBF.

"Nous vivons depuis presque un an maintenant sous état d’urgence, qui est en réalité un état de non-droit", estime l'artiste pour qui il est temps de revenir dans une démocratie.

"Nous attendons une bouffée d’oxygène. Nous attendons une réouverture rapide pour permettre à l’ensemble des acteurs de la culture, que ce soient les artistes, les techniciens, etc. de reprendre leur métier, de reprendre dans le respect des normes sanitaires, dans un protocole qui est respectable pour tout le monde", insiste-t-il. "Les artistes sont des véhicules d’émotions, des véhicules, d’un partage vers un public. […] Et lorsque vous n’avez plus accès à cette vie partagée, alors c’est la démocratie qui disparaît".