Depuis samedi, Lambert Stamatakis est le nouveau "Monsieur Covid" wallon, en remplacement d'Yvon Englert, qui avait démissionné la semaine passée.

Docteur en médecine spécialisé en médecine interne et d’urgence, M. Stamatakis, 65 ans, a exercé de multiples fonctions dans le monde hospitalier. Il a notamment été Chef de service du Service des Urgences du CHU Tivoli de 1988 à 2012, et Directeur médical de ce même hôpital de 2012 à 2018. M. Stamatakis s’est aussi spécialisé dans la gestion de crise et la médecine d’urgence : il a en outre assuré la direction médicale lors de la catastrophe de Ghislenghien en 2004 et a été un des membres fondateur et titulaire de la société belge de médecine d’urgence et de catastrophe (Besedim).

Le nouveau délégué "Covid" connaît également le monde politique, puisqu'il a été expert au SPF Santé et membre du cabinet de Laurette Onkelinx (PS) pendant six ans. Désormais, il assurera la coordination de la cellule wallonne spéciale Covid mise en place depuis octobre 2020 et conseillera les autorités du sud du pays sur les mesures à adopter pour enrayer la propagation de la pandémie et développer une communication claire et transparente vis-à-vis de la population

"C'est la personne idéale", assure-t-on du côté du cabinet de la ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale. "Il est présent depuis le démarrage de la cellule et a été une des chevilles ouvrières de la mise en place des centres de vaccination en Wallonie. Lambert Stamatakis, qui gérait déjà pas mal de dossiers sous la direction d'Yvon Englert, était en outre opérationnel rapidement. Il connaît tous les rouages, c'est donc un choix qui s'est fait tout naturellement. A présent, même si sa personnalité est différente, il va poursuivre dans la lignée de ce qui a déjà été fait. Il ne faut pas s'attendre à des révolutions."

Dans sa première interview, accordée au Soir, le délégué général Covid présente déjà ses ambitions, avec la volonté de vacciner tous les Wallons d'une première dose d'ici à la fin du mois de juin. Il espère également convaincre les plus jeunes à franchir le cap: "On doit arriver à leur faire comprendre que même si le risque pour eux est moindre, ils ne seront pas tranquilles tant qu'ils ne seront pas vaccinés. On n'obligera jamais personne mais le vaccin va être nécessaire pour voyager, aller au restaurant, etc. Les gens doivent comprendre que c'est dans leur intérêt. Il s'agit d'une action civique. Psychologiquement aussi, cela permet de se sentir mieux."