Si la Belgique présente ses excuses pour son passé colonial, cela devra être plus que de simples excuses, estime le président de la Chambre, Patrick Dewael (Open Vld). 

Selon lui, elles devront être encadrées par des mesures qui en définissent la portée. Mercredi passé, les chefs de groupe à la Chambre sont tombés d'accord pour confier au parlement le soin de se pencher sur le passé colonial du royaume. La commission des Relations extérieures déterminera la façon dont ce travail doit être mené. Elle tiendra une réunion sur le sujet mercredi prochain.

"Je ne vais pas m'avancer sur la façon dont cela doit se passer mais je pense qu'outre d'éventuelles excuses, il faut une série de mesures pour l'encadrer", a-t-il expliqué sur le plateau de "De Zevende Dag" (VRT).

Le président de la Chambre fait notamment remarquer que la reconnaissance d'une faute peut avoir des conséquences juridiques, par exemple le versement de dommages-intérêts.

Quant à une initiative royale, elle doit être couverte par le gouvernement. Or, celui-ci ne dispose que d'une majorité de 38 sièges sur 150. "C'est pour cette raison que je dis ceci: faites une telle chose dans une commission ad hoc ou au sein de la commission des Relations extérieures", a souligné M. Dewael.