Le Grand Saint a débuté ses visites sur le coup de 09h15 au CHR de Namur. Il devait ensuite se rendre au CHU Marie Curie à Lodelinsart, au Domaine à Braine-l'Alleud, au CHR à Auvelais, sur le site Vivalia à Marche, puis au CHU Ambroise Paré à Mons. Lundi, il se rendra également dans différents établissements du réseau Iris à Bruxelles: l'hôpital d'Etterbeek-Ixelles, le CHU Saint-Pierre et le CHU Brugmann.

"Saint-Nicolas s'inquiétait depuis plusieurs semaines de ce qu'il se passe dans les hôpitaux", a expliqué Marie Tillière, secrétaire permanente CSC pour le secteur des soins de santé. "Il a donc décidé de venir entendre les soignants pour se faire sa propre idée de la situation."

"On sait que le personnel est à bout mais cela date déjà d'avant la crise. Il faut donc rappeler qu'il y a un accord social sur la table et qu'il est temps de le transformer en actions concrètes", a-t-elle ajouté.

Pour le syndicat chrétien, la prime spéciale accordée au personnel en raison de la crise sanitaire n'est pas suffisante. C'est leur condition générale qui doit être revalorisée. "Au quotidien, le corps soignant doit faire passer sa vie professionnelle avant sa vie privée. Il doit changer d'horaire en dernière minute, être toujours disponible¿ Le tout, à des conditions salariales qui n'ont pas évolué depuis pas mal de temps. Cela doit changer", a encore souligné Marie Tillière.

Concrètement, la CSC demande au gouvernement fédéral une meilleure politique en matière de congés, plus de personnel, une meilleure protection face aux risques pour la santé physique et mentale, ainsi qu'une revalorisation des salaires. Elle demande également une concertation globale en vue d'une politique de fin de carrière "plus audacieuse" et le développement de la formation. Le tout pour "faire des fonctions de la santé des emplois attractifs pour les travailleurs de demain".

Enfin, le syndicat rappelle que la délégation des actes infirmiers à du personnel non formé, votée début novembre en urgence à la Chambre à titre temporaire, en principe jusqu'au 1er avril, comporte des risques pour les patients.