"Se concentrer sur certains quartiers et individus n'a rien à voir avec des préjugés ou du racisme", déclare jeudi le syndicat policier SLFP, qui nie que la police fait du profilage ethnique. 

"Cette approche s'inscrit dans le cadre de la lutte contre certains phénomènes et nuisances (...) Ces patrouilles et contrôles n'ont rien à voir non plus avec du racisme qui existerait au sein des forces policières, mais avec une certaine forme de bon travail policier au quotidien", affirme jeudi le SLFP dans un communiqué.

Selon le syndicat, les différentes formes de criminalité nécessitent logiquement un certain "profilage" afin de pouvoir répondre efficacement et de manière proactive à certains phénomènes. "Ainsi, les profils des groupes de délinquants mobiles, des trafiquants de drogue, des criminels en col blanc, des arnaqueurs de voitures, etc. sont souvent différents. Mais des contrôles plus fréquents sont également effectués dans des quartiers où l'on observe beaucoup de nuisances (présence de déchets, de musique à volume élevé, de courses de rue, etc).

Si cela (la "stigmatisation envers la police", NDLR) continue, le travail de la police en Belgique deviendra impraticable, s'inquiète le SLFP. "Les gens doivent savoir quel type de police ils désirent avoir. Ne veulent-ils plus de contrôles ciblés dans les quartiers à problèmes? Veulent-ils laisser la délinquance prendre le contrôle des rues et des autres habitants de quartier? Ou bien veulent-ils une police forte qui soit effectivement orientée vers la communauté, mais stricte envers les criminels? Si le choix tend vers cette dernière option, il doit être accompagné du soutien total des autorités".