L'initiative regroupe des associations actives dans le milieu de la jeunesse, la culture, l'horeca, l'événementiel, le tourisme et le sport notamment. Elles dénoncent de graves entraves aux libertés des citoyens, "décrétées dans un moment d'urgence il y a plus d'un an", et qui n'ont, depuis lors, pas été réévaluées par le Parlement "comme le voudrait le processus démocratique", soulignent dans un communiqué conjoint l'Union professionnelle des agences de voyages (Upav), les mouvements "Pensez étudiant" et Still standing for culture, le Collectif Wallonie horeca, le groupe Facebook "Indépendant" qui compte plus de 46.000 membres ou encore les organisateurs de réunions "Mice".

Les associations critiquent également des mesures qui fragilisent principalement des familles déjà précarisées par la crise. Elles jugent en outre ces politiques arbitraires, avec des secteurs déclarés "non essentiels", comme les salles de sport, les hôtels, bars et restaurants, les agences de voyages, ainsi que ceux qui en dépendent: fournisseurs, livreurs, techniciens, etc.

Appauvrissement, absence de lien social et dépression, pour ces associations, la question est à présent de savoir si les mesures sanitaires ne feront pas, à long terme, plus de victimes que le Covid-19. "Dans un État de droit, aucun individu ne peut s'habituer aux mesures restrictives de liberté sur le long terme."

"Un juste équilibre doit être trouvé dans les mesures visant (à éviter) un engorgement des lits de soins intensifs dans les structures hospitalières et les restrictions lourdes imposées à 11 millions de Belges", plaident les organisations, qui demandent à rencontrer rapidement le gouvernement fédéral.