Face au coronavirus, tout le monde ne réagit pas de la même façon. Un sondage portant sur l'impact social et psychologique de la crise du coronavirus permet de faire le point sur la situation et de dégager les sentiments les plus souvent rencontrés au sein de la population belge.

Sentiments partagés

Quand on demande aux belges quelles sont les émotions qu'ils ressentent lorsqu'ils pensent au coronavirus, ce sont l'inquiétude et l'amour pour ses proches qui reviennent majoritairement... Suivis de près par la peur et l'espoir.

Souvent inquiets pour leur propre santé (54%) ou pour une éventuelles hospitalisation (52%), les répondants se disent surtout inquiets pour leurs proches. C'est le cas pour près de 82% des belges, qui sont inquiets pour des personnes de leur environnement direct, comme par exemple leur famille, amis ou voisins.

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Les jeunes n'ont pas peur... Et les 65 ans et plus non plus

Un peu plus d'un quart des répondants estiment avoir de grandes chances de contracter le coronavirus. Il est assez étonnant de constater que les personnes de plus de 65 ans estiment avoir peu de risques de le contracter. En effet, seuls 12% estiment avoir un risque élevé contre 34% qui estiment courir un faible risque. Les personnes entre 25 et 54 ans sont celles qui estiment avoir le plus de chances d’être contaminés par le coronavirus. Ce sont les jeunes (de 18 à 24 ans) qui sont le moins sujet à la peur. 

Il apparaît aussi que les jeunes ne respectent pas les règles d'isolement aussi bien que le reste de la population belge : ils sont à peine plus de 40% à ne plus avoir de contact avec leurs amis ou avec des membres de leur famille ne vivant pas sous le même toit qu'eux. De plus, seuls 36% des jeunes indiquent suivre de près la mesure de distanciation sociale, contre 57% dans le reste de la population.

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De l'amour et de l'espoir

Les mesures de distanciation, lorsqu'elles sont respectées, peuvent provoquer un réel isolement social. Depuis le début du confinement, les appels vidéos ont la cote : 60% des grands-parents et 36% des parents dont les enfants ne vivent pas sous le même toit sont nombreux à déclaré avoir utilisé un appel vidéo comme moyen de contacter ces derniers. Malgré tout, 85% des grands-parents et 77% des personnes dont les enfants ne vivent pas sous le même toit déclarent que ces derniers leurs manquent...

Enfin, les belges sont nombreux à avoir de l'espoir face à cette crise. Près de 27% de la population déclarent avoir envie de s'engager en tant que bénévoles dans les différentes actions organisées depuis le début de la crise, et 5% déclarent déjà être bénévoles. Les actions de solidarités, comme par exemple proposer d'aller faire les courses pour une personne à risque ou écrire une carte postale à des personnes âgées en maison de retraites, sont des idées qui séduisent.

Méthodologie de l’enquête : Les résultats sont basés sur une recherche en ligne auprès de 1.647 belges de 18 ans ou plus à l’aide d’un questionnaire structuré de 5 minutes. La marge d’erreur maximale est de +/-2,31%. L’enquête a été réalisée entre le 19/03/2020 et le 22/03/2020. Pour l’enquête en ligne nous avons engagé le panel Bpact. Les résultats ont été pondérés à la population belge et sont représentatifs pour la population en termes d’âge, de genre et de région. Parallèlement à l’enquête auprès du panel représentatif, un appel a été lancé sur les médias sociaux, dont nous récoltons les réponses d’environs 3.000 participants. Les données obtenues de cette manière ont été utilisées pour zoomer sur des groupes cibles plus restreints de la société lorsque cela était nécessaire et pour disposer de données qualitatives (histoires et témoignages). Au total, 4 538 personnes ont été interrogées. Les chiffres totaux sont tous basés sur un échantillon représentatif de la population.