Le dernier Comité de concertation s'est conclu ce vendredi 27 novembre par l'annonce de décisions très dures. Refusant d'assouplir les mesures sanitaires pour les fêtes de fin d'année, la Belgique a adopté une politique plus stricte que ses voisins pour le mois de décembre. Vantant les mérites de l'approche choisie par notre pays, le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (sp.a) a estimé que nous avions opté pour la meilleure solution, pointant du doigt des pays comme la France et les Pays-Bas qui "ne feraient pas ce qu'il faut". Plus encore, pour Geert Molenberghs, ce "sacrifice" pour Noël et Nouvel An nous donnera un avantage non-négligeable sur nos pays voisins. "Si nous arrivons à accepter ce sacrifice, nous pourrions être les premiers à rouvrir l'horeca", détaille-t-il auprès de nos confrères de HLN. Mais il existe également une seconde raison de penser que la Belgique figurerait en première place pour la réouverture des cafés: "Nos chiffres évoluent plus favorablement que dans les pays voisins", ajoute-t-il.

Quoi qu'il en soit, nos cafés et restaurants sont-ils prêts pour un tel scénario? Le biostatisticien (UHasselt/KULeuven) n'en a aucun doute. Il est même convaincu que le secteur a les capacités d'appliquer à la lettre les mesures sanitaires et sera déterminé à le faire. Il regrette toutefois que l'on ne puisse pas s'appuyer davantage sur l'application Coronalert qui n'a pas été téléchargée par tous les Belges et qui, donc, "n'est pas 100% fiable".

La réouverture des commerces, un risque de rebond épidémique ?

Si M. Molenberghs salue les tendances positives qui se poursuivent dans notre pays, il souligne toutefois qu'il faudra être prudent quant à la stagnation du nombre d'hospitalisations. C'est pourquoi il demande plus que jamais à la population de ne pas prendre d'assaut les magasins qui rouvrent leurs portes ce mardi 1er décembre. "Ces derniers jours, nous avons assisté à quelques grands rassemblements que nous ne voudrions pas voir se reproduire", conclut-il, estimant toutefois que cette réouverture n'aura pas d'impact majeur sur les chiffres du coronavirus