Deux mille vingt, annus horribilis. L’année qui se termine laissera un goût amer dans la mémoire d’une grande majorité de la population. Mais, malgré des perspectives d’amélioration liées notamment à l’arrivée prochaine de la vaccination, l’horizon reste bouché pour les Belges francophones. À en croire les résultats de notre sondage, seul un tiers de la population croit en une amélioration de la situation dans les mois à venir.

La menace d’une crise économique à rallonge pèse ainsi sur les perspectives des Belges. Pour la majorité des répondants, la situation économique risque de se dégrader fortement (39 %) ou légèrement (29 %) au cours des mois à venir, et ce en dépit des plans de relance annoncés. Seuls 16 % des francophones veulent croire en une amélioration.

Les perspectives d’emploi demeurent également ternes pour deux tiers du panel interrogé : 11 % croient en une légère amélioration de la situation et 2 % prédisent une forte amélioration.

© Dedicated - La Libre Belgique - La DH - L'Avenir

Face à ce sombre tableau, qu’est-ce qui pousse les Belges à croire en l’avenir ? Quand on regarde plus en détail, on remarque que ce sont les relations sociales qui inspirent le plus d’espoir. Près d’un quart des francophones reconnaissent que la crise aura d’ailleurs un impact positif sur leurs relations sociales et 30 % des répondants estiment que la situation va s’améliorer sur le plan social. Un tiers des répondants déclarent que, passé la crise, ils continueront à passer davantage de temps avec leur famille, qu’il s’agisse de leurs enfants ou de leurs aînés. Les plus âgés sont à ce titre les plus concernés avec 38 %, contre 30 % pour les autres tranches d’âge.

L’environnement arrive ensuite : 28 % des Belges francophones estiment que l’année qui débutera sera un peu plus verte. On peut y voir une conséquence de la crise sanitaire sur les pratiques personnelles de mobilité des francophones.

L’enseignement fortement touché

Pour les jeunes parents, la situation dans les écoles fut particulièrement compliquée à gérer : 34 % du panel interrogé dit d’ailleurs que les mesures de confinement ont eu un impact négatif sur l’éducation des plus jeunes. À l’inverse, seuls 14 % estiment que les dispositifs mis en place ont eu une influence positive ou très positive sur l’éducation. Une réalité qui comprend ici tant l’école que l’enseignement supérieur. À noter toutefois que le panel interrogé se compose exclusivement d’adultes, et non d’enfants ou adolescents en âge d’aller à l’école.

On l’avait prédit comme le grand gagnant du confinement. Le télétravail ne semble toutefois pas avoir convaincu les Belges. Seuls 13 % des répondants disent vouloir y avoir davantage recours une fois la crise passée. La question ne précisait toutefois pas le nombre de répondants qui y avaient recours, tant par choix personnel que par volonté de l’entreprise.

La fiche technique du sondage

Ce sondage, commandé par les journaux La Libre, La Dernière Heure et L’Avenir, a été effectué par Dedicated sous la direction de Sacha Dumoulin. La sélection des répondants a été réalisée par Internet dans le respect des quotas sur les principaux critères sociodémographiques (genre, âge…) et répartie de façon représentative entre les provinces de Wallonie et sur les communes de la Région de Bruxelles-Capitale.
L’enquête a été effectuée par Internet du 7 au 14 décembre 2020, sur un échantillon strictement représentatif de 706 Wallons âgés de 18 ans et plus et sur un échantillon strictement représentatif de 298 Bruxellois. La durée moyenne d’administration du questionnaire a été de 10 minutes. L’analyse a ensuite été réalisée sur l’échantillon redressé de ces deux populations.
La marge d’erreur sur l’échantillon total est de ± 3,1.