Après dix jours de vacances en Autriche, le porte-parole interfédéral Steven Van Gucht était de retour à son poste ce lundi. Dans une interview accordée à nos confrères du Nieuwsblad, l'expert dresse le bilan de la situation sanitaire actuelle.

"Il est clair que nous sommes dans une deuxième vague. Le nombre d’infections est en augmentation et ce n’est pas vraiment une petite augmentation. Nous ne savons pas combien de temps cela va durer et combien les courbes vont s’élever." Ces mots sont ceux de Steven Van Gucht qui, malgré le nombre de cas en constante hausse ces derniers jours, reste optimiste: "Les chiffres dans les hôpitaux sont toujours acceptables. Ils sont en hausse, mais nous n'avons pas encore de gros problèmes". "Beaucoup de gens réagissent donc de manière critique : pourquoi être strict quand il y a encore tant de lits vides à l'hôpital ?", regrette-t-il. Mais pour l'expert, la réponse est simple: mieux vaut prévenir que guérir. "Nous ne pouvons pas attendre que ces lits soient à nouveau pleins, nous devons intervenir avant ce point critique et rester en avance sur le virus. Nous devons agir tôt pour contrôler autant que possible, et non pas quand il sera trop tard".

Si le virologue déplore le regain de l'épidémie, il ne blâme pas les citoyens pour autant. "Je ne suis pas déçu. Je pense que le comportement des Belges est compréhensible (...), affirme M. Van Gucht. Les chiffres allaient dans la bonne direction et les gens le sentaient. Cette bulle variable de quinze a permis beaucoup de choses, en fait il n'y avait presque plus d'entrave. Cette expérience montre que nous avons encore donné trop de liberté au virus".

Mais Steven Van Gucht se montre moins rassurant quant aux prochaines semaines. Selon lui, la situation pourrait encore se détériorer. "Ce n'est qu'une question de temps avant que cela n'éclate à nouveau. N'oubliez pas que d'ici la fin du mois d'août, nous devrons également faire face à de nouveaux facteurs : les gens reviendront de leurs voyages, ils reprendront leur travail, les écoles rouvriront, les transports publics seront plus remplis, le temps pourrait ne pas être aussi bon ...", prévient l'expert.