Son client est "très mécontent" qu'elle ait été publiée et "largement partagée" sur le réseau social, a indiqué jeudi Me Jef Vermassen. Ce dernier a dénoncé un "voyeurisme au plus haut degré" et regretté que l'identité des suspects mineurs aussi ait été révélée. Le 15 mai, une adolescente de 14 ans avait rendez-vous avec un ami au cimetière Westerbegraafplaats de Gand mais quatre autres adolescents étaient également présents. Ils sont suspectés de l'avoir violée et d'avoir publié les images de leur crime sur les réseaux sociaux. Voyant les images, la victime s'est suicidée, quatre jours après le viol.

La police a interpellé cinq suspects, deux majeurs et trois mineurs. Leurs identités ont été publiées sur les réseaux sociaux. La nécrologie de la victime a aussi été partagée, avec son nom complet et sa photo.

"Je vais essayer de faire retirer le message de Facebook mais ce ne sera pas facile", a déclaré Me Vermassen. "Le père est très mécontent que la nécrologie ait été rendue publique et massivement partagée. Dans cette affaire, il est question de voyeurisme au plus haut degré", a-t-il regretté. "Le père souhaite rester le plus anonyme possible. Tout ce qu'il veut pour l'avenir, c'est que plus personne ne souffre de ce qui est arrivé à sa fille. Il réclame justice."

Les identités des suspects ont aussi été publiées sur les réseaux sociaux à la suite de quoi les adolescents et leurs proches ont reçu des menaces de mort. La mère de l'un des suspects a porté plainte, a indiqué le parquet de Flandre orientale. Les suspects mineurs ont aussi été visés, ont confirmé les avocats des suspects. Or, la diffusion de textes ou images pouvant révéler l'identité d'un mineur poursuivi, ou contre lequel le juge de la jeunesse a pris des mesures, est punie par la loi.

Toute personne ayant des idées suicidaires peut contacter la ligne d'écoute du Centre de Prévention du Suicide au 0800/32.123 (elle est anonyme, gratuite et disponible 24h/24).