C'est pourquoi la procédure a été simplifiée, avec entre autres l'envoi de SMS aux personnes à haut risque, rapporte De Standaard. L'information a été confirmée à Belga. Pour l'instant, 168 agents travaillent dans ce centre et il y a un accord pour en recruter davantage afin de parvenir à 200 "traçeurs de contacts".

"Le retard est malheureusement assez logique au regard du nombre de nouvelles contaminations. On le voit doubler chaque jour, avec chaque cas positif qui donne lieu à cinq coups de téléphone. Il faut appeler la personne elle-même et en moyenne 3,5 contacts ou un lieu qui a été fréquenté. Ensuite, tout cela est multiplié par cinq. On peut recruter mais on ne peut pas suivre", estime Inge Neven.

Le système de traçage et les capacités de dépistage "sont sur le point d'éclater". Des pistes ont été étudiées pour désengorger le système, avec notamment le fait que les personnes contactées qui n'ont toujours pas effectué de test après trois jours ne seront plus rappelées mais des SMS seront envoyés.

"Le principal espoir, ce sont les contacts à haut risque. Si nous pouvons les prévenir par SMS, nous pourrons mieux" traiter le volume de travail, ajoute Inge Neven. "Si une personne reçoit un SMS, elle peut toujours appeler le call-center si elle souhaite plus d'explications. Mais aujourd'hui, malheureusement, certains contacts particulièrement à risque n'ont toujours pas été appelés", regrette-t-elle.

"Nous ne pouvons pas aller plus vite que le virus", déclare encore Inge Neven, qui plaide par ailleurs pour un examen à l'échelle nationale du système de traçage.

Les "villages de testing" Pacheco dans le centre, Albert à Forest et Mérode au parc du Cinquantenaire réalisent actuellement ensemble 1.500 tests par jour au total. Cette capacité devrait augmenter dans les prochains jours grâce à quatre centres de dépistage supplémentaires au Heysel, à Molenbeek, à Schaerbeek et à Anderlecht.