Trois sujets principaux figurent sur la table du Comité de concertation de ce vendredi : l’évolution de la situation épidémiologique dans notre pays et la nouvelle donne relative au variant britannique du coronavirus, les frontières et les voyages non essentiels et, enfin, la situation des métiers dits "de contacts" (coiffeurs, esthéticiens….) que le Premier ministre, Alexander De Croo, et les ministres-Présidents des Régions et des Communautés ont classés il y a deux semaines en haut de la liste des secteurs à déconfiner en priorité.

Mais, pour envisager un déconfinement, encore faut-il que toutes les conditions sanitaires soient réunies. "Nous sommes à présent dans une situation légèrement meilleure, mais la moindre étincelle peut faire remonter les chiffres en flèche. Nous devons à tout prix éviter cela", a martelé mercredi soir M. De Croo. Sans surprise, l’une des solutions les plus efficaces consiste à limiter autant que possible les déplacements d’un pays à l’autre.

Endiguer l’arrivée du variant venu d’outre-Manche

Depuis quelques jours, une forme mutante du Covid-19 tout droit venue d’outre-Manche joue les trouble-fêtes sur notre territoire, alors que le nombre de contaminations en Belgique semblait se stabiliser. Jeudi, l’infectiologue Yves Van Laethem a d’ailleurs recommandé publiquement aux décideurs politiques de resserrer la vis partout où cela est possible, en ce compris en interdisant pour un temps les voyages non essentiels. L’idée, défendue en tête par Alexander De Croo et par son ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (SP.A), est de maintenir les échanges commerciaux et les voyages pour raisons professionnelles mais d’interdire jusqu’à nouvel ordre les voyages touristiques. Sous réserve de ce que l’Europe devait décider jeudi soir, ce point - qui divise les membres du Comité de concertation - sera tranché ce vendredi. Reste le sort à réserver aux métiers de contacts. À l’issue du dernier Comité de concertation, une date, celle du lundi 25 janvier, avait été émise pour envisager une éventuelle réouverture des salons de coiffure. Il semble désormais que la situation sanitaire ne le permette plus.