Il n’avait pas écrit "un bon flic est un flic mort" mais "un bon flic et un flic mort".

Vendredi, nous vous apprenions qu’un homme devrait comparaître devant le tribunal correctionnel de Bruxelles le 1er octobre prochain pour calomnie envers un corps constitué.

L’intéressé, un homme de 29 ans, avait posté un commentaire sur le réseau social Facebook le 9 septembre dernier, affirmant être heureux de la mort annoncée (information qui s’est révélée inexacte) d’un policier liégeois blessé par balle à Jupille (Liège) le même jour.

Le post avait suscité l’indignation, sur le réseau social. A fortiori auprès des familles des policiers, meurtries par le drame qui venait de frapper leur collègue. Certains policiers avaient pris contact avec "Hannibal Barka", le pseudonyme utilisé par l’auteur de cette déclaration, pour le raisonner. Sans succès. Il en avait même remis une couche, retranché derrière son écran. Mais il a vite été démasqué par la police de Bruxelles, où il vit. La police de Liège avait déposé plainte.

Il s’est toutefois avéré que le Bruxellois avait fait une erreur d’orthographe ou d’inattention. Il avait, en fait, indiqué "Un bon flic et un flic mort".

Nous avons demandé à un avocat, en l’occurrence, le Manageois David Gelay, si cette faute pourrait permettre au jeune homme d’être acquitté. Et cela le pourrait, en effet… " Au pénal, le juge analyse librement la preuve en fonction des différents éléments du dossier. Si le prévenu parvient à prouver qu’il ne voulait pas dire qu’un bon policier est un policier mort mais autre chose, il pourrait être acquitté. Il faut qu’il y ait un doute de son intention de nuire ou de susciter la haine en fonction des divers éléments. Mais, pour cela, selon moi, la défense du prévenu doit aller dans le sens de tout ce qui a été écrit sur Facebook ."