Les personnes qui donnent leurs organes de leur vivant ne devront désormais plus payer certains frais médicaux, selon un avant-projet d'arrêté royal adopté vendredi par le conseil des ministres à l'initiative de la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique Maggie De Block. Un budget de 263.000 euros est prévu pour cette mesure.

Aujourd'hui, les frais médicaux liés à un don d'organes de son vivant sont en grande partie pris en charge par l'assurance obligatoire soins de santé. Une partie reste toutefois à la charge du donneur.

"Les personnes qui donnent leurs organes de leur vivant accomplissent un geste exceptionnel. Il était donc essentiel que nous leur témoignions tout notre respect en éliminant les obstacles financiers liés au don d'organes", a commenté la ministre citée dans un communiqué.

Concrètement, les donneurs d'organes ne devront plus payer de quote-part personnelle pour la plupart des prestations médicales réalisées dans l'année suivant leur admission à l'hôpital pour le prélèvement d'organe(s). C'est au cours de cette période que les coûts sont les plus élevés pour le donneur. Les donneurs ne devront également plus intervenir dans les consultations, ni les prestations de biologie clinique et de radiologie réalisées au cours de la période s'étendant de la fin de la première année suivant le prélèvement à la dixième année. Ces prestations doivent être directement liées au don d'organes.

En 2018, on a compté 90 donneurs vivants (57 reins et 33 foies).

Le texte est soumis pour avis au Conseil d'Etat. La nouvelle réglementation devrait entrer en vigueur cet automne.