Le Soir en fait état dans son édition de vendredi, journée internationale des migrants. L'étude de 1.500 pages a été réalisée par le "Border Violence Monitoring Network", un groupe indépendant d'ONG et d'associations, pour le compte de la Gauche unitaire européenne, un groupe du Parlement européen. Elle se concentre sur les violences faites aux migrants qui tentent de pénétrer dans l'UE et la manière dont se passe leur refoulement aux frontières.

Humiliations, dépouillements, passages à tabac... Pas moins de 12.564 personnes sont concernées par les centaines de témoignages cités. Ils sont accompagnés de photos qui illustrent les brutalités dont sont victimes les migrants. Certaines expériences ont dû échapper au réseau qui menait l'enquête, il s'agit donc d'un échantillon dont l'ampleur globale reste inconnue. De nombreux cas rapportés concernent également les "refoulements en chaîne", quand les polices de plusieurs pays s'entendent entre elles pour escorter les "intrus" vers un pays hors de l'UE.

Les institutions européennes affirment qu'il est difficile d'agir, parce que les refoulements ne font pas l'objet de lois contre lesquelles la Commission peut agir. Frontex est néanmoins montrée du doigt: l'agence européenne est accusée de participer aux côtés de garde-côtes grecs aux refoulements de migrants en pleine mer.