Même si les chiffres du coronavirus en Belgique continuent d'évoluer dans un sens positif, il est encore trop tôt pour assouplir les mesures, a-t-il toutefois prévenu. "J'aimerais donner des perspectives, mais donner de faux espoirs serait encore pire", a-t-il une nouvelle fois dit. Les nombres de contaminations, d'admissions à l'hôpital et de décès continuent à diminuer, mais il reste quelques "points d'attention", a relevé Alexander De Croo. Il a notamment mentionné la variante britannique du virus, "à laquelle nous devons faire attention et qui est aussi particulièrement contagieuse chez les jeunes". Il a également pointé l'impact du retour des voyageurs d'une zone rouge et celui (des réveillons) de Noël et du Nouvel An, auxquels il faut rester vigilants.

Raison pour laquelle le Premier ministre n'a pas voulu répondre aux questions sur un éventuel assouplissement des mesures. "Si les chiffres continuent à évoluer dans la bonne direction dans les semaines à venir, il est logique que nous commencions à parler d'assouplissement", a-t-il reconnu. "Donnez-nous quelques jours de plus, peut-être une semaine, pour examiner ces chiffres."

Un nouvelle réunion du comité de concertation est en tous les cas prévue ce vendredi 8 janvier, a-t-il dit.

Enfin, en ce qui concerne la campagne de vaccination, Alexander De Croo a défendu le choix de donner la priorité aux personnes vulnérables. Ce sera ensuite au tour des autres groupes cibles.

Interrogé sur la rapidité de la vaccination, le chef du gouvernement a répondu que celle-ci se faisait au rythme de la production et de la mise à disposition des vaccins. "C'est une opération très complexe sur le plan logistique, dans laquelle des millions de personnes devront finalement être vaccinées. Il faut que cela se fasse de manière organisée et sûre, dans des conditions idéales pour tous."