La porte-parole de la cheffe de la diplomatie belge a indiqué que cette conversation téléphonique avait eu lieu mercredi matin mais s'est refusée à en révéler la teneur.

Selon des sources proches des Affaires étrangères, l'entretien a notamment porté sur le sort du médecin irano-suédois Ahmadreza Djalali, condamné à mort pour espionnage en Iran, et professeur invité à la Vrije Universiteit Brussel (VUB).

Selon l'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International, l'ordre de transfert M. Djalali à la prison de Karadj (à une trentaine de kilomètres de Téhéran, ndlr) en vue d'une exécution, n'a pas été appliqué.

La Belgique a une opposition de principe à la peine de mort.

La semaine dernière, Mme Wilmès avait affirmé soutenir l'appel lancé par la ministre suédoise des Affaires étrangères, Ann Linde, en faveur d'une annulation de l'exécution de ce médecin.

"La Belgique soutient l'appel humanitaire de la Suède au ministre (iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad) Zarif", a-t-elle indiqué sur Twitter.

Le tweet du ministère iranien des Affaires étrangères ne mentionne comme sujets de conversation entre les deux ministres que la mort de l'éminent physicien nucléaire iranien Mohsen Fakhrizadeh, assassiné vendredi dernier dans la banlieue de Téhéran et "des questions consulaires bilatérales".