Il n'a toutefois pas cité de cas particuliers. L'Iran a libéré le mois dernier une Anglo-australienne en échange de trois Iraniens qui étaient détenus en Thaïlande, une opération que le pays est prêt à réitérer. "Nous pouvons le faire demain. Nous pouvons même le faire aujourd'hui", a déclaré jeudi M. Jarif. Il n'a toutefois pas donné d'information concrète et n'a pas commenté de cas particulier, comme celui d'Ahmadreza Djalali, scientifique irano-suédois et professeur invité de la VUB, condamné à mort. On ignore dès lors ce que cette déclaration pourrait signifier pour lui.

Mercredi, l'ONG de défense des droits humains Amnesty International a indiqué que M. Djalali n'avait pas encore été transféré vers la prison d'exécution et était toujours incarcéré dans la prison d'Evin, à Téhéran. Sa situation demeure critique. Selon son épouse, l'exécution a simplement été reportée de "quelques jours", a-t-elle confié à l'AFP.

Les autorités iraniennes ont admis à l'avocat de M. Djalali qu'elles utilisaient ce dernier pour faire libérer un diplomate iranien Assadollah A., actuellement jugé en Belgique pour la planification d'une attaque terroriste en France.

La ministre des Affaires étrangères Sophie Wilmès s'est entretenue mercredi par téléphone avec M. Jarif. La porte-parole de Mme Wilmès a refusé de commenter le contenu de la conversation téléphonique ainsi que les déclarations de M. Jarif jeudi.

La Chambre demande la grâce du professeur Djalali

La Chambre a approuvé jeudi à l'unanimité une nouvelle résolution demandant la grâce du professeur Djalali condamné à mort en Iran. Le texte adopté en urgence demande au gouvernement "de plaider auprès des autorités iraniennes pour qu'il ne soit en aucun cas procédé à l'exécution du professeur" et de plaider pour qu'il soit gracié. Il demande également la libération immédiate à "moins qu'un nouveau procès, équitable, ne soit organisé en public et avec toutes les garanties juridiques".