Le prix des protections hygiéniques peut en effet représenter un obstacle pour les femmes les plus précarisées, malgré la baisse de la TVA sur ces produits. Pour celles pour lesquelles les serviettes, tampons et autres sont presque équivalents à des produits "de luxe", inaccessibles, on parle de "pauvreté menstruelle".

Cela "entraîne une injustice sociale discriminante pour ces femmes et jeunes filles avec de lourdes conséquences comme le décrochage scolaire, l'absentéisme au travail, des problèmes de santé, etc.", observe mardi le cabinet de la ministre Lalieux.

C'est un dossier que la ministre entend saisir à bras le corps. "Une femme aura ses règles en moyenne 500 fois au cours de sa vie. On touche ici à la moitié de la population, et on sait que les femmes sont également les plus vulnérables face au risque de pauvreté", communique-t-elle.

Les subventions annoncées mardi aux deux coupoles d'ASBL vont permettre de financer des actions de terrain, pour entre autres identifier précisément les besoins locaux, faire de la sensibilisation et de la prévention, fournir des protections hygiéniques là où les besoins sont criants, etc.

"Il y aura ensuite une évaluation, entre autres pour voir comment aller plus loin, avec les autres ministres concernés", explique mardi la porte-parole de la ministre, Delphine Van Bladel.