Le plus grand événement annuel de la communauté LGBTQI+, la Belgian Pride, va faire passer un "scan diversité" aux entreprises et partis qui veulent défiler le 23 mai prochain, rapportent Le Soir et De Morgen mercredi.

Les entreprises et les partis qui souhaitent être présents lors de la Belgian Pride, ou même simplement soutenir financièrement l'événement sans y être visibles, devront tous se soumettre à un "scan diversité", élaboré durant deux ans par l'ASBL néerlandophone Kliq et Arc-en-ciel Wallonie. "Par ce test, nous voulons justement éviter le pinkwashing", explique Laurent Mallet. "Nous ne souhaitons plus travailler avec des marques, mais bien avec des employeurs qui, en Belgique, travaillent à l'inclusion à la fois dans leur politique RH et dans leur communication interne et externe".

Trois types de tests existent, en fonction de la taille de l'entreprise. Les sociétés de moins de 20 employés peuvent s'autoévaluer via un questionnaire gratuit. Entre 20 et 250 travailleurs, les entreprises doivent débourser 1.250 euros pour effectuer le scan. Enfin, au-delà de 250 employés, les boîtes se soumettront au test complet, avec notamment des questions sur la communication à l'international.

Les questions abordent par exemple les politiques d'embauche (nondiscrimination), la communication externe (des communiqués qui ne sont pas uniquement rédigés au masculin, usage de l'écriture inclusive, etc.), l'acceptation de l'usage du prénom correct d'une personne trans, ou encore les contacts avec les fournisseurs.

Le screening qui s'appliquera également aux partis politiques, avec une attention particulière pour la communication externe.