La famille est scandalisée. Le service ambulancier dépose plainte.

La scène se déroule ce mardi, 13h, devant l'aéroport de Zaventem. Adil et son épouse, Nadia, font appel au service ambulancier Naab pour le transport en urgence de leur tante, rapatriée d'un séjour à Tanger, au Maroc.

L'ambulance arrive, comme prévu, devant l'aéroport à l'heure où l'avion dans lequel se trouve la dame de 73 ans atterrit à Zaventem. Les ambulanciers stationnent sur la zone réservée aux véhicules prioritaires, sortent leur civière et vont rapidement chercher la dame, paralysée des jambes. Mais voilà qu'à leur retour vers l'ambulance, au bout de quelques minutes seulement, ils constatent en voulant démarrer, direction l'hôpital Erasme, que le véhicule est immobilisé... par un sabot! Impossible de bouger. 

Adil, le neveu de la passagère attendue à l'hôpital, est également sur place. Stupéfait, il demande à l'agent de sécurité présent devant l'aéroport pourquoi l'ambulance est bloquée. "Il a répondu que c'était ainsi et pas autrement, que cette ambulance n'avait pas à se stationner là et que, je cite, il n'en a rien à foutre de la situation de cette dame !", nous rapportent Adil et son épouse.

Le couple est consterné de cette réaction, totalement absente d'empathie. "La situation était déjà assez difficile comme ça. Notre tante est restée sur sa civière, sous la pluie, le temps que les ambulanciers parviennent à convaincre d'autres membres de la sécurité de l'aéroport de retirer ce fameux sabot", poursuit Nadia.

Contacté par nos soins, le directeur du service Naab ambulances confirme et va plus loin. Il compte déposer plainte contre l'agent de sécurité. "Je tiens d'abord à préciser que je suis de tout cœur avec cette famille et qu'il est évident que je me vois très mal leur facturer ce transport, même si nous ne sommes pas responsables de cette situation. Je compte par contre déposer plainte contre l'agent de sécurité parce qu'il est inadmissible d'agir de la sorte alors que, prioritaires ou pas, nous sommes des professionnels. Il a prétexté qu'il était obligé par mesure de sécurité de bloquer l'ambulance sur place. Mais en quoi, si une ambulance contient réellement une bombe, un sabot va l'empêcher d'exploser, c'est ridicule !", s exclame Arnaud Franchini.

© D.R.