Cette action s'inscrit dans le cadre de l'appel à une grève mondiale pour le climat lancé par le mouvement Fridays for future. Des actions similaires sont organisées dans quelque 700 autres villes de 53 pays sous le hashtag #NoMoreEmptyPromises visant à demander aux gouvernements de prendre leurs responsabilités pour préserver l'environnement.

Une grande banderole portant le message "Another world is possible" a été déroulée sur le sol. Les jeunes y ont inscrit de multiples messages à la peinture. Ils avaient aussi apporté des pancartes avec des slogans comme "Climate Justice Now" et "La bière c'est comme le climat, plus c'est chaud moins c'est bon". Des messages faisaient aussi référence à la protection de la forêt amazonienne et appelaient à s'opposer au traité de libre échange entre l'Union européenne et le Mercosur, le marché commun en Amérique latine. Des discours ont été prononcés.

"Aujourd'hui, les politiciens ont une réunion d'urgence pour la crise du coronavirus, pourquoi pas à propos de la crise climatique ?", interpelle Lucie Morauw, membre de Youth for Climate et ambassadrice du Slow Fashion Challenge en Belgique.

"On a passé un message positif rempli d'espoir pour le monde de demain alors qu'on est au milieu d'une pandémie", remarque Adelaïde Charlier, coordinatrice francophone du mouvement Youth for Climate. "On met en avant l'urgence climatique, qui est une problématique lourde de sens et difficile à appréhender, mais on veut rester positifs et se dire qu'un autre monde est vraiment possible. J'ai envie de retenir aujourd'hui tout l'enthousiasme que la jeunesse montre encore face aux énormes défis actuels. On veut dire au Premier ministre, qui nous a rencontré il y a deux semaines, qu'on va relever le challenge qu'il nous a donné, à savoir lui montrer que les citoyens sont prêts pour se lancer dans une transition vers une société neutre en carbone."

L'événement s'est terminé peu après 15h00 sans incident.