Mais où se cache Jürgen Conings ? Si la question anime la Belgique actuellement et plus particulièrement le Limbourg où est déployé un important dispositif policier, l'affaire n'a pas échappé à nos pays voisins et à la presse internationale.

"En Belgique, la police traque un militaire armé proche de l'extrême droite", titre le quotidien Le Monde. Dans son article, le média français mentionne le virologue Marc Van Ranst, qui a été placé dans un lieu sûr avec sa famille. "Le virologue est devenu la cible des 'antimasques'", détaille Le Monde, qui pointe le fait que l'expert fait partie de la liste noire du fugitif. 

The Guardian mentionne également "la chasse à l'homme belge". Le quotidien britannique rapporte les propos du militaire recherché, qui ne voulait plus vivre "dans une société dirigée par des politiciens et des virologues". Soulignant les liens de Conings avec l'extrême droite, The Guardian précise que le militaire était surveillé par l'OCAM. Ce faisant, le média s'interroge sur sa présence au sein de l'armée belge. Il ne manque pas également de relater l'histoire du militaire et de Marc Van Ranst, rappelant que plus tôt dans l'année Conings avait tweeté pour demander "où habitait Marc Van Ranst ?". Reprenant des propos du tonitruant virologue flamand, The Guardian ajoute qu'il est prouvé que le fugitif a "exploré la ville où Van Ranst vit et y a passé un certain nombre d'heures".  

"Comment est-ce possible ?"   

"La Belgique recherche un militaire d'extrême droite armé qui a menacé de tuer le virologue vedette du pays", titre El Mundo. Le quotidien espagnol revient sur le parcours de Jürgen Conings au sein de l'armée, expliquant que notre pays "se demande aujourd'hui comment est-ce possible qu'il ait pu poursuivre à la Défense alors qu'il était sous surveillance depuis deux ans". "On connaissait sa sympathie avec des groupes d'extrême droite, car une trentaine de soldats font actuellement l'objet d'une enqûete et il en fait partie", rapporte El Mundo. "Il y avait aussi des preuves de menaces concrètes récentes. Mais même ainsi, il est resté à son poste avec un accès à des armes lourdes". Le média espagnol mentionne également Marc Van Ranst, qu'il compare à l'expert américain Anthony Fauci. "Marc Van Ranst est une figure réputée, extrêmement populaire, surtout en Flandre", écrit-il. "Son visage est bien connu et et il y a des milliers de réactions à ses interventions et de blagues, notamment en raison de son large répertoire de pulls colorés."  Mentionnant la surveillance policière dont le virologue doit bénéficier, El Mundo explique que Van Ranst est la cible de nombreuses personnes qui nient l'existence du virus ou qui le voient comme responsable des mesures de confinement en Belgique.   

"Une chasse à l'homme à glacer le sang pour un tireur d'élite belge", rapporte De Telegraaf. Le média néerlandais revient sur les dernières 24 heures durant lesquelles les forces de l'ordre ont notamment retrouvé la voiture du fugitif. Il détaille ainsi les armes qui ont été retrouvées dans son véhicule et souligne la dangerosité du militaire.