C’est un fait, la décrue épidémique se poursuit, et sur une allure constante. Qu’il s’agisse des hospitalisations, au rythme de 259 patients admis quotidiennement sur les sept derniers jours (-31 %), des soins intensifs, où 1 034 patients (-22 %) se trouvent encore (sur 4 395 hospitalisations au total), ou des décès, encore nombreux (autour de 149 par jour), mais également en baisse de (-21 %). 

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Surtout, le nombre de nouvelles contaminations a baissé de 37 % entre le 17 et le 23 novembre, par rapport aux sept jours précédents. Ce qui a fait dire à Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral de Sciensano, que, "si cette tendance se poursuit, on devrait arriver à plus ou moins 500 nouvelles contaminations à la fin de l’année" . Soit, plus ou moins, au niveau de début mai, quand la Belgique avait commencé à se déconfiner progressivement.

Juste en dessous du seuil d’urgence

La décrue est-elle amenée à durer ? Oui, du moins sur le court terme, selon les prédictions de l’ULB, de l’UHasselt et de Sciensano commandées par le RAG (Risk Assessment Group, qui évalue l’impact des mesures et le risque pour la population). Concrètement, la moyenne quotidienne des hospitalisations pourrait tourner autour de la centaine dans les premiers jours de décembre (jusqu’au 5-6). Suffisant pour envisager un déconfinement plus large courant décembre ? Loin de là, même si le gouvernement a consenti à rouvrir certains commerces non essentiels d’ici mardi. Tout simplement parce que les chiffres, même en baisse, ne sont pas assez bons - le RAG estime d’ailleurs que la Belgique se situe juste en dessous du seuil d’urgence maximal.

Pour rappel, dans l’optique d’un déconfinement optimal du pays, le souhait du ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (SP.A) serait d’amener le pays sous la barre des 50 contaminations par jour. On en est loin : selon les dernières données consolidées, plus de 2 000 contaminations ont eu lieu quotidiennement ces derniers jours.