Geert Meyfroidt, médecin intensiviste à l'UZ Leuven, contextualise les données récentes rapportées par Sciensano auprès de nos confrères de Het Laatste Nieuws. "Ce sont des fluctuations que nous avons vues venir: nous sommes sur un plateau depuis un certain temps. Je m’attends à ce que les chiffres fluctuent autour de ce niveau tout l’été", explique-t-il.

Le virologue Marc Van Ranst tenait également un discours rassurant, ce week-end, qu'il a depuis lors nuancé. "Tant que l’augmentation du nombre d’infections n’est pas graduelle, ce n’est pas si grave", indiquait-il.

Selon Geert Meyfroidt, les augmentations actuelles seraient en réalité dues à des foyers de contamination. C'est notamment le cas d'Anvers où il y a eu 85 nouveaux cas ces derniers jours.

Le médecin ne s’attend d’ailleurs pas à une deuxième vague cet été, mais plutôt à "des épidémies locales, comme en Espagne et au Portugal". "Cela pourrait mettre une certaine pression sur les hôpitaux locaux, mais nous sommes actuellement bien en dessous de la capacité maximale”, rassure-t-il. "Les personnes infectées dans la vingtaine ne se retrouveront probablement pas à l’hôpital si elles n'ont aucun autre problème de santé. Quant aux personnes dans la cinquantaine, il y en aura peut-être quelques-unes", déclare-t-il.

L’épidémiologiste Pierre Van Damme précise en effet que c'est surtout la tranche d'âge des 20-50 ans qui est maintenant principalement touchée. Il atteste également d'une hausse des cas dans la communauté juive anversoise:

"Il peut s’agir de voyages en Israël", a-t-il expliqué sur VTM. “Ce n’est pas la seule cause de l’augmentation. Elle peut également être liée à une épidémie dans une entreprise ou un quartier particulier. Nous allons devoir garder cela à l’œil”.

Enfin, Geert Meyfroidt rappelle que le virus est toujours bel et bien présent et martèle l'importance de continuer à respecter les règles sanitaires et notamment le port du masque. "Ces masques contribueront à limiter la transmission du virus. Et, tout aussi important: ils rappellent aux gens que le coronavirus n’a pas disparu. Nous allons devoir nous adapter pendant un certain temps", conclut le médecin.