Le passeport vaccinal européen débarquera le 1er juillet. Il reprendra des infos brutes : vacciné avec un tel vaccin, une ou deux doses, etc. Mais sur ce qu’impliquent ces données, les conditions dans lesquelles vous pouvez arriver ou revenir sur le territoire après un voyage sans devoir effectuer de test PCR ni de quarantaine, les États auront de la latitude. Est-on considéré comme pleinement vacciné après la première dose deux semaines après cette première dose, de manière que les anticorps aient le temps de se former ? Après la seconde ? "S’il n’y avait pas les départs en vacances, la question ne se poserait même pas. Le problème concerne surtout AstraZeneca, puisque la seconde dose se donne deux à trois mois après la première, donc en plein pendant les vacances ou après. Mais scientifiquement parlant, l’option des deux doses est la meilleure, dans le but de protéger l’individu et car on est moins porteur du virus après deux doses", analyse Yves Van Laethem, porte-parole Covid 19.

Dans cette configuration, un patient vacciné en Pfizer la semaine prochaine ne recevrait sa seconde dose qu’autour du 10 juillet. S’il part à l’étranger début juilllet, la personne devrait au minimum se faire tester au retour de son voyage à l’étranger et donc payer 47 euros, mais aussi se mettre en quarantaine. S’il est vacciné en AstraZeneca en juin, c’est durant tout l’été qu’il ne serait pas couvert…

Des pays fort dépendants du tourisme, comme la Tunisie, ont annoncé qu’une dose suffit pour être exempté de quarantaine à l’hôtel. L’Europe, via Didier Reynders, propose de considérer tout candidat au voyage comme pleinement vacciné quatorze jours après avoir reçu sa dernière dose de vaccin.

Selon nos informations, une pression existe, notamment du côté du ministre de la Santé Frank Vandenbroucke, pour imposer les deux doses, dans le but d’atteindre une immunité collective de 70 % dans la population. " Si on part sur une seule dose pour le coronapass, le risque est que certaines personnes ne se rendent pas au rendez-vous pour la seconde. Car on le sait, le fait de voyager plus librement constitue une carotte pour se faire vacciner", nous glisse une source fédérale.