Dans sa note de politique, M. Mahdi avait annoncé qu'une attention particulière serait accordée aux groupes vulnérables dans l'accueil des demandeurs d'asile.

"En collaboration avec GAMS (l'antenne belge du Groupe pour l'abolition des mutilations sexuelles, NDLR), les personnes de référence (points de contact uniques ou 'single points of contact') dans les centres d'asile ont déjà reçu une formation sur les violences liées au genre. Des fiches ont également été réalisées et doivent encore être introduites dans les centres d'asile. Grâce à ces moyens structurels, des formations peuvent de nouveau être organisées", détaille le cabinet du secrétaire d'Etat.

L'enveloppe annuelle de 160.000 euros s'inscrit dans le cadre de l'injection budgétaire allouée au département Asile et Migration "afin de mener une nouvelle politique".

"Nous devons faire tout notre possible pour protéger les jeunes filles et les femmes. Les mutilations génitales affectent leur corps et ne sont pas un choix libre. Une opération durable se construit avec des moyens dont on peut être sûr chaque année. Je n'ai donc pas hésité une seconde à y consacrer une partie des fonds qui m'ont été alloués", a commenté M. Mahdi.

La Journée internationale de la tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines a lieu chaque année à la date du 6 février. Vingt-trois pour cent des jeunes filles demandeuses d'asile courent le risque d'en être victimes, révèlent les statistiques. En Belgique, ces actes sont répréhensibles. "Il est donc loisible aux personnes qui en sont victimes de déposer plainte", précise le communiqué. Le délai de prescription est de 15 ans et, si la victime était mineure au moment de la mutilation, le délai ne commence à courir qu'à partir du jour de ses 18 ans.

Selon les dernières estimations datant de 2018, la Flandre est la région la plus affectée par la problématique avec plus de 11.000 filles et femmes excisées ou à risque, contre 8.000 à Bruxelles et 5.500 en Wallonie.