Une famille de demandeurs d'asile avec cinq enfants percevrait au maximum 87.375 euros d'allocations familiales rétroactives après l'obtention de son statut de réfugié, d'après une simulation du Gezinsbond. La rétroactivité est plafonnée à cinq ans. Dans un portrait publié ce week-end par De Tijd, le ministre-président flamand Jambon a déclaré avoir entendu l'histoire d'une famille de demandeurs d'asile qui avait pu s'acheter une maison avec les allocations familiales perçues rétroactivement après l'obtention de son statut de réfugié.

Vivement critiqués par les partis d'opposition, ces propos ont également fait sortir de ses gonds Gwendolyn Rutten, présidente de l'Open Vld, partenaire de la coalition flamande (N-VA, CD&V, Open Vld), qui les a qualifiés de "légende urbaine d'extrême droite".

D'après les calculs du Genzinsbond, une famille avec cinq enfants pourrait percevoir au maximum 87.375 euros d'allocations, une somme par ailleurs soumise à de strictes conditions. "Ce scénario tient compte d'une rétroactivité maximale de cinq ans et du fait que tous les enfants devraient être inscrits dans l'enseignement secondaire ou supérieur. Une situation hautement improbable, mais théoriquement possible", commente Yves Coemans.

Selon lui, "avec cette somme il est possible d'acheter un petit appartement à rénover - encore faut-il pouvoir y vivre à sept - ou, dans certaines régions, une petite maison à rafraîchir", conclut-il.

Pour pouvoir prétendre à l'acquisition d'une maison moyenne en Belgique, dont le prix médian oscille autour de 260.000 euros, une famille de réfugiés devrait avoir 14 enfants.