Plus tôt ce samedi, le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Pierre-Yves Jeholet (MR) a indiqué avoir demandé la tenue d'un Comité de concertation le 18 décembre. Cette nouvelle réunion pourrait, selon lui, permettre de réévaluer les mesures sanitaires qui ont été annoncées pour les fêtes de fin d'année ainsi que la fermeture des salons de coiffure.

"Il ne s'agit pas de tout remettre sur la table mais bien d'aborder ces deux thématiques, car on entend aussi le désarroi des citoyens ", a-t-il ajouté, justifiant la demande francophone par l'évolution de l'épidémie en Belgique, "qui continue d'être positive ".

Emmanuel André n'a pas tardé pour réagir et a taclé les propos du ministre, qualifiant sa sortie de " chevaleresque ".

L'expert, régulièrement critique face aux décisions prises par les politiques pour gérer la crise, prône la prudence. " Apprenons des erreurs. Mieux vaut patienter quelques semaines et réduire d’autant le risque que de nous précipiter inutilement dans une 3ème vague et son reconfinnement ", écrit-il.

Il a ensuite critiqué ouvertement l'attitude du MR. "En agissant de nouveau de la sorte, le MR met non-seulement la santé de notre population en danger, mais aussi met notre économie qui a besoin de stabilité et de perspectives en péril. Et enfin se joue de toute loyauté envers nos gouvernements qui doivent traverser cette crise".

Georges-Louis Bouchez lui a rapidement répondu, lui faisant remarquer que Pierre-Yves Jeholet s'exprimait au nom de son gouvernement, composée du MR, du PS et d'Ecolo. "Merci dès lors de ne pas résumer cela à une question partisane qui normalement ne relève pas de votre champs d’expertise", ajoute le président de parti.


Dans le courant de la semaine, le PS et le MR avaient déjà estimé qu'un nouveau comité de concertation devait être organisé si les chiffres poursuivent leur baisse. Une idée que ne partage pas Bart De Wever , qui dénonce l'attitude de Georges-Louis Bouchez. Pour le Premier ministre, Alexander De Croo (Open Vld) et le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (sp.a), aucun assouplissement n'est possible.