La campagne de vaccination contre le coronavirus en Belgique est au cœur des polémiques ces derniers jours. La coresponsable de la Taskforce vaccination, Sabine Stordeur, est revenue, lundi soir, sur le fait que les médecins généralistes sont pour le moment écartés de la vaccination, en évoquant des problèmes de logistique.

Invité de la matinale de la RTBF, Thomas Orban, président de la société scientifique de médecine générale, a répondu à ses propos : "J'ai l'impression qu'elle est sur une autre galaxie, les médecins généralistes font des vaccins tous les jours. Avoir des doses au cabinet, ce n'est pas si compliqué."

"Evidemment que les généralistes sont prêts à le faire. C'est leur métier. Ils sont dans la proximité, ils ont la confiance des gens, ils vont donc pouvoir les convaincre quelque part. Et contrairement aux centres de vaccination, mon cabinet de consultation ne sera pas vide", martèle-t-il. Il demande de "mettre le turbo dans la vaccination". "Nous n'avons pas été invités, malgré nos nombreuses demandes, pour mettre en place un système qui fonctionne".

Le docteur plaide pour que les vaccins AstraZeneca et Johnson&Johnson, encore à venir, puissent être administrés par les généralistes, directement en cabinet. "92% des médecins sont prêts à se faire vacciner, on peut dire qu'ils sont tous prêts", a aussi assuré Thomas Orban quant aux éventuelles réticences de certains généralistes à la vaccination.

"Il est temps de communiquer correctement"

Interrogé sur l'efficacité des différents vaccins, régulièrement comparés, le docteur assure que tous les vaccins sont bons. "Ils sont tout à fait efficaces pour ce qu'on attend d'eux : éviter les hospitalisations et éviter les morts. Ils fonctionnent parfaitement bien, quelque soit le vaccin qu'on vous propose, faites-le", exhorte-t-il.

Le généraliste s'est également prononcé sur la gestion de la pandémie dans le pays."Si les médecins généralistes avaient été invités à la Taskforce vaccination, on n'en serait pas là aujourd'hui. Pour moi il y a un manque de communication et de rigidité dans la décision. On aurait pu s'y prendre plus tôt, ça fait un an qu'on sait qu'on va recevoir des vaccins". Le médecin regrette la cacophonie belge: "il faut une communication unique, on ne l'a toujours pas en Belgique".