Environ 3.000 Bruxellois se sont rendus dans un des deux centres de vaccination ouverts sur le territoire régional pour recevoir leur vaccin. Trois semaines après l’ouverture du premier centre, c’est beaucoup trop peu, alerte la directrice du service d’hygiène de la Région bruxelloise Inge Neven. Surtout au regard de la capacité des deux sites de vaccination.

Ouvert fin de semaine passée, après un léger retard suite à un bug informatique du fédéral, celui du Heysel peut accueillir 3.500 personnes par jour. La capacité de celui ouvert à Pacheco atteint 900 personnes par jour. Comment expliquer un nombre de vaccinations aussi faible ?

Outre les retards dans la livraison de vaccins, Inge Neven s’interroge sur l’absence de réponse aux convocations de la part de nombreux Bruxellois.

"Ces dernières semaines, l’inspection sanitaire de Bruxelles a envoyé environ 11.000 invitations. Peu de gens se présentent, mais nous ne savons pas vraiment pourquoi. Puisque les invitations ont été envoyées par le système fédéral, nous ne savons pas exactement qui sera invité. Si ces personnes n’ont pas d’adresse e-mail ou d’adresse incorrecte dans la liste, elles n’ont peut-être pas reçu l’invitation", a-t-elle expliqué à Bruzz. La convocation est envoyée par e-mail et par SMS via la plateforme fédérale Doclr. L’inspection sanitaire de Bruxelles n’a aucun contrôle sur les invitations du système fédéral de notification en raison de la réglementation RGPD.

Au total, 8.000 Bruxellois n’ont pas répondu à leur convocation. Inge Neven ne sait pas expliquer la raison de cette défection massive. "Nous recevons également des courriels de personnes qui préfèrent ne pas recevoir de vaccin d’AstraZeneca. Cela pourrait également être l’une des raisons de la baisse du taux de participation", analyse-t-elle. Si les gens préfèrent attendre un peu plus longtemps pour se rendre au centre de vaccination, c’est possible", poursuit-elle. Contrairement à la Flandre, les Bruxellois peuvent choisir la date de leur rendez-vous.

Les 8.000 personnes concernées recevront très prochainement une lettre de rappel. "Nous voulons mettre de l’ordre dans toute l’organisation, afin que tout le monde soit disposé et capable de venir dans les deux semaines. Elles pourront venir se faire vacciner dans les deux prochaines semaines."

À cette absence de réponse s’ajoute un problème d’envoi de convocations. Un peu plus de 1.500 Bruxellois en ont reçu une alors qu’ils ne figurent pas dans la liste des personnes prioritaires : le personnel hospitalier, etc. D’autres ont reçu deux convocations.