Ces chiffres couvrent la période allant jusqu'au 19 avril inclus, alors que 2.290.143 personnes avaient déjà reçu au moins une dose de vaccin contre le coronavirus.

Parmi les notifications reçues, 3.417 ont été enregistrées dans la base de données européenne de pharmacovigilance EudraVigilance. Dans la grande majorité des cas, il s'agissait de notifications de fièvre, de douleurs musculaires, de malaise ou de réaction au point d'injection. Avec les vaccins à ARN messager (Pfizer/BioNTech et Moderna), ces effets indésirables ont été plus fréquemment signalés après l'administration de la deuxième dose, tandis qu'avec le vaccin AstraZeneca (qui utilise la technologie de l'adénovirus), ils ont été plus fréquemment notifiés lors de la première dose, selon l'AFMPS.

Au total, l'AFMPS considère 2.177 notifications comme graves puisque les effets décrits ont entraîné une incapacité de travail temporaire ou l'impossibilité de quitter la maison à cause de la fièvre, de douleurs musculaires, d'un malaise et de réactions au point d'injection. L'agence a également enregistré 81 décès. Mais "aucun lien de causalité formel avec un vaccin contre le Covid-19 n'a été établi à ce jour. Il n'y a pas de tableau clinique commun (c'est-à-dire que les situations médicales sont différentes) et les délais entre l'administration du vaccin et le décès diffèrent", précise l'AFMPS.